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MATIERE A REFLEXION

Citations de B.P.
Réflexions de Baden-Powell sur l'éducation
Les dix vertus de l'autorité
Histoire vécue : "La Promesse"
21 juillet et Brabançonne
Les deux amis
Croire à ce que l'on a choisi
Poser les vraies questions
Ah, si j'avais des sous !
Du temps, du talent, et du coeur
Le noeud de BP
Et tu chantes, chantes, chantes...


21 juillet et Brabançonne

Le 21 juillet 2007, au pied des marches de la cathédrale Saint Michel à Bruxelles lors de l'arrivée des personnalités au Te Deum, un journaliste de la RTBF a posé à quelques hommes politiques de premier plan deux questions : 1) A quel événement le 21 juillet se réfère-t-il ? 2) Connaissez-vous la Brabançonne et pouvez-vous la chanter ?

Les réponses ont été édifiantes, montrant la méconnaissance profonde de ces "classiques" du civisme. Pour rappel par exemple, le 21 juillet ne célèbre ni la "révolution" belge de septembre 1830, ni la proclamation de son indépendance, mais le jour de la prestation de serment de Léopold-1er (21 juillet 1831).

Avant de déplorer cette absence de culture de nos responsables politiques, il est intéressant de se rendre compte que d'après une estimation à la grosse louche, entre 70 et 80% des Belges ne savent pas ce que représente le 21 juillet, et ne connaissent pas la Brabançonne : or il est bien connu que nos hommes politiques sont élus pour nous REPRESENTER, pas pour nous servir de MODELES. Lors du micro-trottoir diffusé dans le JT du même jour que les questions posées à nos responsables politiques, les réponses étaient désastreuses quel que soit l'âge des personnes interrogées, mais tous prônaient la solidarité entre tous les Belges. Plus au courant sans doute de notre devise que de notre hymne national et notre Histoire.

Jusqu'il n'y a pas si longtemps (enfin, tout est relatif), au camp, les Scouts chantaient la Brabançonne chaque matin au lever des couleurs (noir, jaune, rouge) : ces temps ne sont plus... Ceux qui poseront la question de savoir si c'est "si important que ça" sont probablement ceux qui ont avec le plus de fougue reproché à Yves LETERME et autres Rudy DEMOTTE leur méconnaissance de notre patrimoine commun. Et se déclarent "Belges et fiers de l'être".

C'est peut-être aussi ça, le surréalisme à la belge...

Le Webmaster


Les dix vertus de l'autorité

Extrait d’un article publié dans le journal «DIMANCHE», n°8, 27-2-2005, p2, reproduit avec l’autorisation de sa rédaction.
Michel DUPUIS, philosophe, est doyen de l’Institut Supérieur de Philosophie à Louvain-la-Neuve, responsable de l’Unité d’Ethique Biomédicale de l’UCL, membre du comité consultatif de bioéthique de Belgique, mais aussi - et il insiste sur cela - père de trois enfants (22, 20, et 14 ans). Constatant la perte de repères dont souffre notre société, il s’est interrogé sur l’autorité, à bien dissocier de l’autoritarisme. L’article transcrit ci-dessous a été rédigé par Jérémie BRASSEUR. Il nous semble s'inscrire parfaitement dans la vision scoute de l'autorité.


Michel Dupuis conçoit l’autorité comme un don de l'Esprit Saint à la manière d'un sacrement : "Lorsque l'on reçoit un sacrement, en Église comme dans la vie, c'est toujours au péril de ce qu'on en fera. Les risques de dérives existent toujours." Avec le professeur de philosophie, passons en revue dix vertus de l'autorité vraie.

1. L'autorité est naturelle

L'autorité n'est pas une invention de l'homme, constate le professeur Dupuis. On la retrouve lorsqu'on observe les animaux. Chez les loups par exemple, où l'autorité est assumée par le chef de meute. Et cela est nécessaire pour gérer leur vie communautaire. L'autorité est le remède à l'anarchie.

2. L'autorité est nécessaire

On cite souvent l'exemple de l'hirondelle. C'est un grand classique du paradigme contrainte-liberté. L'hirondelle a besoin de l'air pour prendre son envoi. Et pourtant l'air est un frein pour elle. Les contraintes sont ainsi nécessaires pour nous faire avancer.

3. L'autorité est une substance instable

On pourrait comparer l'autorité à un produit chimique instable, qui risque à tout moment de s'altérer. On glisse facilement de l'autorité à l'autoritarisme. Ou, au contraire, vers le manque d'autorité (c'est-à-dire un manque de repère). Dans un cas comme dans l'autre, la relation devient malade.

4. L'autorité est fondatrice

Le premier lieu d'autorité, il me semble, c'est le milieu culturel. Prenons comme exemple la langue maternelle à laquelle l'enfant est confronté. Le langage compte un certain nombre de règles auxquelles on doit se plier pour apprendre à communiquer. Il y a ensuite l'autorité paternelle (le non/nom du père) qui est fondatrice de tout autorité ultérieure.

5. L'autorité est transcendante

Telle que je la conçois, l'autorité n'est pas quelque chose que je possède, mais quelque chose que je reçois humblement. Un don. C'est primordial de se sentir le dépositaire provisoire d'une autorité qui 'nous dépasse, car c'est un garde-fou contre la dérive autoritaire. Quand nous récitons le Notre Père, nous invoquons aussi l’Autre-Père, de qui nous tenons toute paternité, toute autorité.

6. L'autorité est «personnalisante»

L'autorité, mal conçue, vise à rendre conforme. Il s'agit de rentrer dans le rang, d'être soumis à des règles, d'être standardisé. Or, la véritable autorité, ce n'est pas cela. Au contraire. Comme le souffle de l'Esprit Saint à la Pentecôte, l'autorité invite chacun à être ce qu'il est appelé à être, en sorte que chacun s'épanouisse dans sa propre langue maternelle. L'autorité contredit la mise en ordre mais aussi le désordre des caprices.

7. L'autorité est socialisante

Mais si l'autorité personnalise, elle ne rend pas individualiste. Les hommes sont créés les uns pour les autres et peuvent devenir dialogue et partage. Et voilà la confrontation entre les désirs et le principe de réalité (qui je suis, mes capacités, les règles de la société, etc.). L’autorité fixe le dit et l'inter-dit ce qui est licite et ce qui ne l'est pas.

8. L'autorité est bienveillante

Le meilleur critère, en fin de compte, pour distinguer la véritable autorité et ses dérives, c'est la 'bienveillance' avec laquelle elle aide à l'épanouissement. L'étymologie de 'autorité' veut dire: faire croître. On est loin des visions où l'autorité renvoie à la peur du gendarme. L'autorité est ici synonyme d'amour-tendresse. L'être humain naît démuni et complètement dépendant de ses parents. C'est l'autorité, comme amour de tendresse et de confiance, qui va lui permettre de grandir.

9. L'autorité est humanisante

Aujourd'hui, avec l'évolution de la société (la sécularisation et le développement des technosciences), les parents ne peuvent plus se référer à un code de conduite hérité de leurs propres parents. Devant chaque situation nouvelle, ils doivent se questionner sur le bien et le mal. Non pas pour jouer aux 'philosophes' mais pour être profondément humains. C'est à partir de cette réflexion que les parents doivent poser des repères et les assumer.

10. L'autorité est partagée

Aujourd'hui, nous devons oser penser ensemble l'autorité. En société démocratique. Aussi en famille, avec les enfants. Car le christianisme nous enseigne que l'on peut être sage à tout âge. En témoigne la petite escapade de Jésus au Temple. Il n'était pas du tout perdu, contrairement à ce que pensaient ses parents. Les parents doivent être à l'écoute de cette vérité qui sort de la bouche des enfants', car leurs questionnements peuvent aussi faire autorité : eux aussi nous humanisent.»

Jérémie BRASSEUR

Remerciements aux
Editions DIMANCHE
Place de Vannes, 20
B-7000 MONS
www.dimanche.be

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Les deux amis

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.
Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable: "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle".
Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre: "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie".

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ?"
L'autre ami répondit: "Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer".

Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.

Texte reçu de Guy MAISON

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Les deux textes ci-dessous permettent de réfléchir "en chrétien et en scout". Ils ont servi à une réflexion commune lors de sessions de formation de nos animateurs. Puissent-ils contribuer à la réflexion d'autres...

Croire à ce que l’on a choisi

Quand on a choisi de faire quelque chose,
Il faut, je dis bien : il faut
Aller jusqu’au bout...
Et avant de choisir
Il faut, je dis bien : il faut
Savoir ce que l’on fait.
Trop d’erreurs
Trop de fuites
Trop de lâchetés
Trop de «oui, oui»
Mais pas de vrai «oui»
Seul, unique
Toujours répété En serrant parfois bien les dents
Pour qu’il ne s’échappe pas de votre bouche.
Ce oui ou ce non
Qu’il faut serre contre soi
Porté comme un trésor à défendre
A travers le feu, à travers la pluie et le brouillard
Ce oui ou ce non qui
Prolongé jusqu’au bout
Finit par tenir debout,
C’est ce que l’on nomme la foi.
Croire à ce que l’on a choisi,
L’inscrire dans sa vie
Sans se dérober
Ni chercher d’excuse.

Pierre IMBERDIS
Même si...
Éd. Droguet et Ardent

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Poser les vraies questions

Seigneur, je me demande
Pourquoi je dis Je,
Pourquoi je dis pourquoi,
Pourquoi le joie est si proche de la douleur
Pourquoi je me sens transparent en présence d’un enfant,
Pourquoi je me sens isolé au milieu de la foule,
Pourquoi les gens donnent tant d’importance au temps et à l’argent,
Pourquoi je parle si fort quand j’ai tort
Et si durement quand j’ai peur ?

Seigneur, jeme demande
Pourquoi le visage humain est si beau
lorsqu’il regarde vers le ciel
Pourquoi quand ça va mal les gens désespèrent ou jurent ou prient
Pourquoi la prospérité nous sépare les uns des autres
Alors que le malheur nous rapproche,
Pourquoi il est douloureux d’être seul un jour de fête,
Pourquoi je pose plus facilement les questions que je n’accueille les réponses,
Pourquoi je suis un mystère pour les autres et pour moi aussi ?

Seigneur, donne-moi de poser les vraies questions.
Bénis-moi, je veux grandir en Toi.

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"Ah, si j'avais des sous..."


Réponse formulée par Loutre sociable (Christophe HENQUIN), animateur à Anjou (Québec, Canada) à un correspondant de ScoutJamboree qui, vivant en Afrique, lançait un SOS matériel et financier.


Bienvenue frère scout.
Je me nomme Christophe et je suis chef scout au Québec. Ici aussi nous manquons de bien des choses pour faciliter notre scoutisme, entre autres je n'ai pas de local fixe et je dois faire mes réunions dans des gymnases d'écoles que je ne peux décorer ni modifier, je n'y ai qu'un petit coffre pour mon matériel. Pour nature je n'ai que quelques parcs municipaux, si je veux aller à la "campagne", je dois faire au moins une heure d'autobus pour me retrouver dans un très gros parc au coeur de la ville. Ici l'hiver il fait -30C, mais comme nous campons quand même dehors nous devons passer une partie de notre budget en location de sacs de couchage très épais (et très chers). etc. etc.

Et si un mécène venait soudainement combler mes souhaits d'un local permanent, d'un minibus à chaque réunion, de matériel à volonté, etc je crois que j'en serais malheureux. Car alors mes envies se tournerais vers d'autres "besoins", tel un local permanent avec des ordinateurs.

Je suis d'avis que le scoutisme ne se défini pas tant par ce que nous faisons que par la façon dont nous le faisons. Un quadraplégique cloué sur son lit d'hôpital peut vivre un scoutisme plus intense et plus profond que le fils de riche qui à tout, même la santé, mais ne sait pas quoi en faire.

Bonne chance à toi.

Mais dit moi donc frère scout, comment se vit le scoutisme dans ton coin de pays. Qu'y faites vous? combien êtes-vous? comment êtes-vous perçu par les non-scouts?

Loutre S.

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Du temps, du talent, et du coeur...


Réponse formulée par Loutre sociable (Christophe HENQUIN), animateur à Anjou (Québec, Canada) à un correspondant de ScoutJamboree qui décrivait sa vie d'animateur (il s'agissait de Darzee, animateur à Jaén, Andalousie, Espagne).

"Les paroles tirent leur source des silences qui les ont engendrés"
Gilles Vignault.


Notre groupe va bien, presque trop bien. Nous devons faire attention à la surchauffe. Nous étions l'an dernier, et pour la seconde année consécutive, le groupe à la plus forte croissance dans le district. Cette année nous consolidons nos acquis. Il y a cinq ans nous faisions nos réunions d'animation de groupe (toutes les unités) autour de deux tables collées, aujourd'hui nous en utilisons 7 ou 8 placées en U.

Le projet 12-17, fusions des éclaireurs et des pionniers, continue avec succès. Les patrouilles sont encadrées par des pionniers qui agissent comme CP et SP. Pour la première fois depuis longtemps les éclés ont eu deux semaines de camp d'été, en fait deux camps distincts de une semaine chacun mais collés l'un sur l'autre.

Moi je fais mon petit bonhomme de chemin. Après avoir déserté la troupe l'an dernier pour aller aider les castors (7-8 ans mixtes), je me suis retrouvé en charge des exploratrices (9-11 ans filles) pour le camp d'été. Je devais au début me partager entre les explos et les castors au gré des activités et des besoins, mais bien vite on m'a demandé de faire le camp en entier avec les filles car la chef d'unité ne pouvait être au camp et l'autre animatrice ne pouvait arriver qu'au milieu. Deux semaines avant le camp j'ai su que leur troisième animateur ne pouvait pas faire le camp non-plus. Alors j'ai reçu le mandat de faire le camp, j'ai été chercher un chef castor pour le début du camp (les petits ne faisaient que 4 jours de camp au lieu de 7 comme les autres unités) et on a réquisitionné les animatrices des autres unités et les mamans dans les cuistots pour les moments intimes tel les douches et les coucher.

Au programme en septembre: du repos, une année sabatique, m'occuper du matériel du groupe, aller suivre des formations pour me rafraîchir, me resourcer quoi.

Nenni, les exploratrices n'ont plus d'équipe d'animation. La seule qui reste n'est là qu'à temps partiel car elle est en charge des JMJ dans notre secteur. Et donc je pile sur mes principes (les animateurs n'ont rien à faire dans les unités féminines), je tasse la sabatique, je change ma chemise bleue pour la verte, et me voilà en charge des exploratrices. Mon animatrice à temps partiel change d'avis et revient à temps plein, et on encourage fortement une maman à se joindre à nous. Me voilà donc à la tête d'une petite équipe de trois animateurs (moi inclus), de trois sizaines et de 14 fillettes. En route pour la grande aventure. En prime je dois préparer la montée de 6 ou 7 d'entre elles en septembre 2005 dans une unité qui n'existe pas encore, en route pour la très grande aventure. Souriant, souriant, le scout brave tout, le scout brave tout... Mais les filles, ah, quel bonheur, enthousiastes, travaillantes, participantes, équipières, le rêve de tout animateur de garçon.

En passant, nos unités féminines sont affiliées au Mouvement scout et non au Mouvement guide. C'est misère qu'au Québec on trouve peu de dames pour animer les filles, les hommes ont donc prit de plus en plus de place pour les soutenir. Et quand le Mouvement guide a expulsé les hommes (avec raisons selon moi), nos unités féminines se sont retrouvées face à l'extinction. En bloc elles se sont désafiliées du Guidisme et ont rejoint les Scouts qui ont élaborés en vitesse deux nouvelles thématiques: les Exploratrices explorent le Cyber-Espace pour trouver comment protéger le zazou palmé, animal en voie d'extinction. Les Intrépides (12-14 ans) font un travail de journalisme.

Loutre S.

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Grillon à l'écoute, vp Paul-Marie MICHEL, dit "Nana", nous avait rédigé le billet ci-dessus, publié dans le n°1997/1 du bulletin de l'Unité, En Avant, Première ! : environ deux ans plus tard, il rentrait à la Maison du Père.
On peut donc considérer ceci comme son "testament scout"...

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«Et tu chantes, chantes, chantes :
c'est ta façon d'aimer ! »

Quelle joie de chanter ensemble les chansons de toujours, autour d'un feu de camp ou lors d'une fête d'Unité, qui cristallisent toutes nos énergies positives! Mais pourquoi ne ferions-nous pas davantage le pont avec des chansons à sens d'aujourd'hui?
Faire la fête autrement nous invite à ne pas zapper, mais à chanter les chansons jusqu'au bout. C'est trop génial de s'amuser comme des petits fous sans se conformer aux stars de la télé-réalité. Choisir les chansons par affinités ou par groupe permet de se muer en cocréateurs de notre fête d'association, de notre animation «sens et foi», de notre soirée de mariage... ou du mystère de nos retrouvailles.. sans verser dans la consommation excessive de musiques tonitruantes.

«Si tu savais, mon frère... »

Un de nos objectifs, en tant que chrétiens passionnés par les médias, n'est-il pas de vivre avec les autres, au coeur du monde tel qu’il est et tel que nous voudrions le voir évoluer? Rejoindre ce qu'il y a de plus humain pour rendre la terre un peu plus habitable grâce à notre pincée de sel, voilà la folie que l'art autorise. Et s'il en est une qui rend fou... de joie, c'est bien la zik.

« Dis-moi que l'amour ne s'arrête pas... »

Quand la musique est bonne, me direz-vous - pardon - me chanterez-vous. La musique permet de pénétrer la culture de l'autre, de le rejoindre là où la parole semble insuffisante et où le bonheur de chanter ensemble nous laisse sans voix (cent voies ?).
Je veux vivre... de mondes qui frissonnent de milliers de pays de millions de personnes, d'un milliard de récits... Bahri n'hich.... pouvons-nous chanter avec Faudel. Et si on métissait ce chant actuel avec la Ballade des gens heureux, qui elle-même nous invite à rêver d'un autre monde? Deux étrangers si différents au bout du monde ne seraient-ils pas ce marchand Pétrouchka qui revient avec Tom Dooley? Ne serait-ce pas ensemble, même si on est différent, que nous saurons traverser le temps? Voici une occasion rêvée de faire place à l'unité car devant nous se lève un monde nouveau.

«Quand on n'a que l'Amour... »

Tout cela est for-me-dable, mais que faire des chansons d'amour? La plupart ne sont-eIles pas légères et frivoles? Accompagner c'est quitter le fantasme d'un amour fusionné et parfait. Chanter ensemble, c'est s'ouvrir à la dimension du groupe qui fortifie une part de ma personnalité. Chanter ensemble, c'est former une identité de groupe qui m'invîte à me dépasser sans illusions. Santiano et My Bonnie is over the ocean sont-ils si éloignés de Quelqu'un m'a dit que tu m'aimais encore, qui apaise et libère, tout comme Aimer, c'est rester vivant. Céline et Petite Marie semblent être aimées avec autant de tendresse que Roxanne de Police et Marie de Johnny. C'est le ton qui fait la chanson! A nous de discerner... et d'y ajouter cet indéfinissable charme... Ella, elle l'a...

Bouge ta prière!

Ce type d'animation permet également de descendre en soi, avec les autres et le Tout Autre. Veiller et rester éveillé avec le support de chants qui évoquent l'Essentiel de ce qui nous anime, qui disent Dieu pour notre temps. Dieu, écoute ma prière nous invite à Savoir aimer sans rien en attendre en retour... que cet Amour du Père qui nous rassemble... aussi au coeur d'un temps de silence et de prière.

Jos Mestdagh sj, «Grand-Duc»
joske@caramail.com

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